Avec la classe de sérigraphie et de CIP, nous avons visité l’exposition « les Combas de Lambert », à l’hôtel de Caumont à Avignon.

Cher apprenti(e)(s), je crois que vous avez senti une proximité entre l’artiste et vous. Bien sur vous avez 20 ans en moyenne et Robert Combats en a 60. Son CV commence comme le vôtre. Il n’aimait pas l’école, il dessinait tout le temps n’importe où et sur tout.

Il n’aime toujours pas l’ordre établi et face à tout ça, il va s’exprimer, notamment en occupant la posture de la provocation.

Il va jusqu’au bout de son penchant sans se décourager, sans écouter sans doute les conseils. Il va s’exprimer et s’exprimer encore. Il devient une personne totalement libre. Beaucoup plus libre que nous, beaucoup plus libre que tous. Quand on sort de l’expo., c’est ce qu’on ressent, de nouveau au milieu des décorations et publicités urbaines convenues qui ne sortent pas de la mesure et du bon goût canalisé par l’autocensure et la pruderie de notre époque.

De n’avoir pas fait de concession, lui a réussi en quelque sorte : notoriété, un moyen de vivre aussi. De son parcours, on peut retenir, que bien qu’il ne rentrait pas dans les cadres de ce qu’attend un enseignant il a réussi à s’épanouir dans ce qui lui plaît. Réussir sa vie dépend alors de soi et des rencontres que l’on est capable de recevoir comme des cadeaux.

Les œuvres de Robert Combas font partie de l’école du « figuratif libre ». La collection Lambert possède un fond d’environ 250 toiles de la période des débuts jusqu’aux années 1990.

Les dessins sont très caricaturaux, souvent dans l’outrance et toujours très « explicites ».

Robert Combas ne laisse aucun vide sur ses toiles, les moindres espaces entre ses personnages principaux sont bouchés par de petits graphismes, qui font parfois penser à des smileys et qui d’un tableau à l’autre forment un véritable langage qui nous accompagne d’une toile à l’autre.

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Les formats sont très grands et agressent presque les visiteurs. De grands traits noirs cheminent autour de chaque zone de couleur.

Le retour s’est effectué comme à l’aller en TER. En attendant l’heure à la gare d’Avignon, nous sommes tous fatigués et sans mots, deux apprentis improvisent des petits morceaux sur le piano mis à la disposition par la SNCF dans le hall des départs. J’ai découvert des talents cachés, comme quoi il ne faut pas faire de jugements hâtifs, et même, encore mieux il ne faut pas juger du tout, car on ne sait rien de la vie des gens.

En savoir plus :
Le compte-rendu complet : http://www.renoud.com/cours/fichiers_pdf/cr-combas.pdf

http://www.combas.com/
http://www.collectionlambert.fr/

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